SYLVAIN TESSON

Description du débat
Le mardi 23 octobre , Les Mardis de l’ESSEC ont reçu Sylvain Tesson, écrivain et voyageur, dans le Grand Amphithéâtre de l’ESSEC, à Cergy.

Quand Sylvain reverra-t-il son petit village ?

5000 kilomètres à pied, ça use les souliers ?

Être anti-moderne, à tout prix ?

Qu’est-ce que la stégophilie ?

Tous les chemins mènent-ils à Homère ?

Le poète doit-il fuir de la Cité ?

Ni portable, ni Facebook, ni machine à laver : la bibliothèque et rien d’autre ?

Alors, notre Jupiter à nous, il est comment ?

Partir un jour, sans retour ?

L'invité

Les Mardis de l’ESSEC ont le plaisir de recevoir ce soir Sylvain Tesson, écrivain voyageur de 46 ans. Géographe de formation, cet enfant du paysage a déjà vécu plusieurs vies en Sibérie ou dans les steppes centrales d’Asie.
Il obtient le prix Goncourt de la nouvelle en 2009, pour Une vie à coucher dehors, recueil dont les héros feraient bien de se souvenir qu’ « une mauvaise chute vaut mieux qu’une fin insignifiante » . Ironie du sort, Sylvain Tesson tombe du haut de son chalet à Chamonix en août 2014, lors d’une séance d’escalade à domicile visant à fêter le rendu du manuscrit de Berezina à son éditeur. Après huit jours dans le coma, il se réveille et gardera de cette folle ascension « un air de lieutenant prussien de 1870 ». Surnommé « le prince des chats » par ses amis acrobates, Sylvain Tesson a passé des nuits entières de sa jeunesse sur des clochers et des flèches : à Notre-Dame de Paris, au Mont Saint-Michel, ou à la basilique Sainte Clotilde de Paris. Auteur engagé, notre invité nous parle dans ses nouvelles d’éleveurs de porcs anglais ne supportant plus la cruauté avec laquelle sont traités les animaux ou encore de femmes se révoltant contre la domination masculine. Plus récemment, son essai à succès Un Eté avec Homère se lit comme une chronique actuelle de L’Iliade et L’Odyssée. L’auteur y compare même les GAFA aux sirènes d’Ulysse, irrésistibles pour l’homme. Notre invité de ce soir se définit lui- même comme « l’aventurier qui vit au cœur de Paris » ou encore comme l’ermite qui fréquente les salons…« le moins possible » précise-t-il. Sylvain Tesson serait-il l’anti-moderne branché dont parle son père, le journaliste Phillippe Tesson ? Réponse ce soir par le critique, provocant, brillant Sylvain Tesson.

Résumé du débat

Le 23 octobre dernier, les Mardis de l’ESSEC recevaient l’écrivain et voyageur, Sylvain Tesson. Une escapade philosophique où le lauréat du prix Goncourt est revenu sur son parcours, les aventures et écrits qui ont émaillé sa vie. Pour le plus grand bonheur du public. Car Sylvain Tesson est un conteur exceptionnel. Le temps d’une soirée, le Grand Amphithéâtre s’est transformé en une fabuleuse carte postale nourrie des anecdotes et voyages aux quatre coins du monde, d’une petite cabane en Sibérie jusqu’à la cité détruite de Palmyre. Sylvain Tesson ne manque ni de réflexion, ni d’humour. Un savant mélange entre envolées lyriques, réflexion et attaques ciselées. De la « dimension alchimique » de l’écriture jusqu’à « l’enfer du périphérique parisien », le voyageur a su allier tout au long de la soirée, la force de l’esprit et du bon mot. Homme de lettres, il s’est évertué à le rappeler : « les mots ont un sens ! ». Lorsque l’on évoque la question de l’environnement, l’écrivain s’agace. La nature, la mer, l’air, là sont les termes ! Sans grande surprise, le débat fut à l’image du personnage ; haut en couleurs. Un héros de roman d’aventures – bien qu’il n’affectionne pas ce style, préférant « le journal, la nouvelle, l’aphorisme, plus brefs » – auquel maints lecteurs se sont identifiés. Un ermite pour qui l’écriture est un oxygène. Le monde matériel, très peu pour lui. Seuls ses précieux calepins trouvent grâce à ses yeux. Enfin, Sylvain Tesson est un homme de débat. L’écrivain aime provoquer, jouer de ses contradictions pour en faire une force, et interroger les hommes sur leur condition. Ainsi, la dernière partie de l’entretien a mis en exergue le rapport de l’homme aux nouvelles technologies. Ce « train des années 2000 » qu’il reconnaît volontiers avoir raté, n’a selon lui guère profité au « monde organique ». La révolution digitale a essentiellement bénéficié à ses promoteurs, peu préoccupés par la nature et le devoir moral de protection de la vie.

Sylvain Tesson aux Mardis de l'ESSEC le 23 octobre 2018

« Je passe ma vie à la télé à dire qu’il faut éteindre les écrans.»

Sylvain Tesson

Écrivain et voyageur

NOS PARTENAIRES

Mazars est une organisation internationale, intégrée et indépendante spécialisée dans l’audit, le conseil ainsi que les services comptables, fiscaux et juridiques. En savoir plus
weave, un cabinet de conseil qui se pose en agitateur depuis 2001. Spécialiste du conseil en stratégie opérationnelle, weave offre un angle de vue décalé à ses clients et préconise des solutions en rupture. En savoir plus
Créée en 1989 par Philippe Journo, la Compagnie de Phalsbourg, promoteur, développeur, constructeur et gestionnaire immobilier, est aujourd’hui un des acteurs majeurs du marché de l’immobilier commercial en France. En savoir plus