MOUNIR MAHJOUBI

Description du débat
Le mardi 25 septembre, Les Mardis de l’ESSEC ont reçu Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique, dans le Grand Amphithéâtre de l’ESSEC, à Cergy. Quelle stratégie pour l’économie numérique française ? La French tech, un vœu pieux face à des GAFAM démiurgiques ? Bras-droit CEO, c’est une bonne situation ça ? Big brother won’t stop watching you : un encadrement juridique du numérique est-il vraiment possible ? Disruption, la Grande Illusion ? La France : première de cordée, dernière en codage ? L’Etat, c’est les GAFA ? Métro – Boulot – Robot : IA-t-il encore un avenir pour l’homme ?
L'invité

D’enfant élevé dans le 12ème arrondissement de Paris par un père ouvrier en bâtiment et une mère femme de chambre à secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Numérique du gouvernement Philippe, Mounir Mahjoubi symbolise la méritocratie républicaine. Très jeune déjà, il montre qu’il est pressé de gravir les échelons. Bien que titulaire d’une maîtrise de droit, son impatience semble une fois de plus l’avoir dissuadé : « J’aurais pu être avocat, mais le temps judiciaire est trop long pour moi ». Ce n’est pourtant pas l’éloquence qui lui aurait fait défaut dans cette voie, comme le prouve une vidéo floue de la finale du concours d’éloquence de Sciences Po de 2007, qu’il remporte « à la tchatche ». Depuis, Mounir Mahjoubi a surtout montré son intérêt pour le monde mouvementé de l’entrepreneuriat ; il a lui-même fondé cinq entreprises. Quatre ont coulé mais « La Ruche qui dit oui ! » – un site de mise en relations de producteurs et de consommateurs – a mieux réussi. Côté politique, c’est la qualification de Jean-Marie le Pen pour le deuxième tour de la présidentielle de 2002 qui le pousse à s’engager au Parti Socialiste. Soutien de Ségolène Royal puis de François Hollande, il ne trouve véritablement sa place qu’en janvier 2017, lorsqu’il dirige la campagne digitale d’Emmanuel Macron. « Il a un tigre dans le ventre », prévient Mercedes Erra, la patronne de BETC, où il a passé quatre ans. Derrière son sourire charmeur, Mounir Mahjoubi est donc un battant, qui a commencé à 16 ans ses premiers petits boulots. Quel sera le prochain ? Lui affirme en tous cas pouvoir être « un bon candidat pour Paris »…

Résumé du débat

Le 25 septembre dernier, les Mardis de l’ESSEC recevaient l’ancien Secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du numérique. Mounir Mahjoubi a le verbe facile et a su trouver durant cette soirée les mots pour donner satisfaction à son auditoire tout en restant évasif, intelligemment évasif. Mais s’il a été brièvement question d’ambitions personnelles durant les premiers moments de débat, l’ancien entrepreneur a passé bien plus de temps à partager son expérience et ses vues sur les questions que pose le numérique en France. M. Mahjoubi, et plus largement le gouvernement Philippe, nourrissent l’ambition de faire émerger de véritables « champions du numérique » français et européens. Un peu flou pensez-vous ? M. Mahjoubi précise que cet objectif ne peut être atteint que si le numérique est développé dans une perspective de « service des humains et de la qualité de vie ». Sans grande surprise, le financement de l’innovation reste le nerf de la guerre et la première étape dans le processus d’émergence de nouvelles licornes. Le secrétaire d’État regrette qu’en dépit du nombre flatteur de startups françaises à très fort potentiel, seule une petite poignée ne parviennent à grossir -faute de financement et d’accompagnement suffisant. Quelles solutions ? Attirer plus d’investisseurs étrangers et appeler à un soutien plus marqué d’acteurs privés au regard des efforts réalisés par l’Etat – à travers la BPI notamment. IA, cyber sécurité, enjeux de la recherche européenne, les sujets ne manquaient pas et, s’il fut impossible de les couvrir tous lors de cette soirée, l’ancien Secrétaire d’État chargé du numérique a au moins le mérite d’avoir su synthétiser les grands axes des actions menées jusqu’à présent et celles qui restent à mettre en place.

Mounir Mahjoubi aux Mardis de l'ESSEC le 25 septembre 2018

« Cher père Noël, j’aimerais pour tous les Parisiens … Pardon, pour tous les Français ! »

Mounir Mahjoubi

Secrétaire d'État chargé du Numérique

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