MARTIN BOUYGUES

Description du débat
Le mardi 24 janvier 2017, Les Mardis de l’ESSEC recevaient Martin Bouygues, Président – Directeur Général du groupe Bouygues.

Le BTP : une affaire de famille ?

Vaut-il mieux apprendre sa mort de son vivant ?

Est-il utile de faire une grande école quand on est « fils de » ?

Sortir des télécoms ou y rester ?

1,77 million d’euros (hors dividendes) : un salaire envisageable après l’ESSEC ?

Bouygues et Orange : friture sur la ligne ?

Bouygues recrute-t-il des stagiaires ?

L'invité

Le temps d’un débat aux allures de grand oral où ont fusé les questions de politique économique, européenne, internationale, Rama Yade aura campé pour le public des Mardis la figure d’une self-made woman présidentiable qui a su briser les plafonds de verre et aspire à rendre son rang à la France.

 Il était une fois dans un empire familial pas si lointain un jeune chef d’entreprise nommé Francis Bouygues. Parmi ses trois fils, Nicolas, l’aîné, centralien comme papa, avait toutes les qualités pour succéder à son géniteur. Cependant, contre toute attente, ce fut en faveur du cadet, avec un simple baccalauréat en poche, que se décida la succession. C’est ainsi que débute en 1989 le beau conte de fée de Martin… ainsi que son compte en banque.

 Longtemps affublé du titre ignominieux de « président-stagiaire », Martin ne s’avère pourtant pas un mauvais choix. En atteste ce signe du destin puisque sa naissance datée de 1952 est aussi marquée par celle de l’entreprise de son père. D’ailleurs, petit Martin devenu grand fait rapidement ses preuves, tant et si bien qu’il atteint la consécration en 2014 en étant classé neuvième patron le plus performant du CAC40 dans un groupe reconnu dans des secteurs aussi divers que le BTP, les télécoms, l’énergie et les médias.

 Il vécut donc heureux et eut trois beaux enfants, tous trois bien placés dans le groupe pour prendre la suite et continuer le happy ending. Vraiment ?

 En vérité, l’histoire n’est pas exempte de péripéties. Difficile de passer outre les quelques ombres au tableau : procès pour emploi d’ouvriers « au black », clientèle dans des pays éloignés des Lumières du pays des Droits de l’homme. Sans compter quelques surbrillances bling- bling : bagatelle de 112 millions d’euros de dividendes partagés en famille et co-voiturage version hélicoptère avec son copain François Pinault.

Alors, heureux pour toujours, monsieur Bouygues ?

Résumé du débat

Bouyguie Wonderland

 N’en déplaise à ceux qui le déclaraient mort en février 2015, c’est un Martin Bouygues bien vivant, qui ne garde pas sa langue dans sa poche, que Les Mardis de l’ESSEC ont reçu lors de ce débat. Loin d’être un héritier (c’est lui qui le dit), c’est lors d’une partie de campagne en Bretagne que son père, Francis Bouygues, malade, lui annonce qu’il est l’élu pour lui succéder. « Terrorisé » à l’idée de devoir quitter son affaire de constructeur de maisons individuelles, celui qui n’a « jamais été animé par le désir freudien de tuer le père » finit par imposer son propre style au sein du groupe, tout en restant fidèle à l’esprit Bouygues.

 Dans le monde merveilleux de Martin, l’audience n’aura pas manqué de retenir que « l’entreprise est une aventure humaine », où l’on prend grand soin de satisfaire autant les salariés que les clients. Dans la lignée de son père, généreux avec sa main d’œuvre, Martin Bouygues développe l’actionnariat salarié et encourage l’engagement politique et citoyen de ses employés. Afin de remédier à notre « problème de démocratie » ? Choqué en effet par la professionnalisation de la vie politique et par l’indulgence de la société face aux malhonnêtetés des politiques, Martin Bouygues évoque ce problème plusieurs fois au cours du débat. Avec le Penelope Gate, ces propos trouvent un drôle d’écho. En revanche, queles médias français ne soient aux mains que de quelques actionnaires, cela ne semble pas être anti-démocratique.

 Beaucoup en auront pris pour leur grade finalement : l’Etat, les politiques, les journalistes gauchistes, les analystes financiers, Xavier Niel…, un franc-parler ravageur mais apprécié par le public des Mardis.

Martin Bouygues aux Mardis de l'ESSEC le 24 janvier 2017

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