MANUEL VALLS

Description du débat

Mardi 27 février à 20h, Les Mardis de l’ESSEC recevront Manuel Valls, député de l’Essonne et ancien Premier Ministre, dans le grand amphithéâtre de l’ESSEC, à Cergy.

Manuel Valls : bouc-émissaire du quinquennat Hollande ?

Un député (pas) comme les autres ?

Emmanuel Macron a-t-il ringardisé Manuel Valls ?

Vers la gauche ou vers le centre : comment s’orienter en pleine traversée du désert ?

D’une cote de popularité record en 2012 au top 5 des personnalités politiques les plus détestées : Manuel Valls, la demontada ?

Valls : un pas à gauche, deux pas à droite ?

« Sur mes cahiers à l’Assemblée : j’écris ton nom, laïcité ? »

Pour connaître les réponses à ces questions, venez rencontrer Manuel Valls dans le grand amphithéâtre de l’ESSEC, mardi 27 février, à 20h.

L'invité

Ici gît le plus adroit(e) d’entre nous. Manuel Valls est né en 1962 à Barcelone en Espagne mais vit depuis sa plus tendre enfance
en France. Sa sensibilité politique se réveille très tôt lorsque, étudiant en licence d’Histoire à la Sorbonne, il rejoint à 17 ans le PS pour s’engager aux côtés de Michel Rocard. Qu’importe si celui-ci ne peut pas encore voter, le jeune rocardien est plein d’ambition et souhaite faire du PS une « maison des progressistes ». Le temps perdu est très vite rattrapé : élu à 24 ans au conseil régional d’Île-de-France, il ne tarde pas à intégrer le cabinet de son ancien champion M. Rocard, alors Premier ministre. En tant que maire d’Évry, Manuel Valls se fait remarquer par son interdiction d’implantation d’un supermarché Franprix halal. Et quoi de moins surprenant pour cet apôtre de la laïcité que son initiateur en franc-maçonnerie soit le co-fondateur de la loge Ni maîtres ni dieux ? 2014 : Manuel Valls devient le second Premier ministre du « président normal » après la débâcle du PS aux municipales. Que retenir de son mandat ? Si les mesures sécuritaires prises par celui que beaucoup appelèrent « le premier flic
de France » doivent être analysées à la lumière du contexte des attentats terroristes de janvier 2015, le recours à l’article 49.3 de la Constitution -pour faire passer en force la loi Macron en février 2015 notamment- n’en reste pas moins le signe d’une gouvernance teintée d’autoritarisme. C’est probablement ce qu’ont gardé en tête les militants socialistes qui délaissent l’ancien
premier ministre et se tournent vers Benoit Hamon lors des primaires socialistes précédant l’élection présidentielle de 2017. Si 2017 a sonné le gong pour la rue de Solferino, Manuel Valls ne s’est pas laissé abattre et a rejoint les rangs d’En Marche…

Résumé du débat

Les Mardis de l’ESSEC ont eu le plaisir de recevoir l’ancien Premier Ministre, désormais député rangé dans la majorité. Manuel Valls est d’abord longuement revenu sur son expérience de Ministre de l’Intérieur et de chef de la majorité lors du précédent quinquennat. Reconnaissant désormais que ce dernier fût un échec, il a mis en avant l’impréparation des socialistes à gouverner en 2012, conséquence notamment d’un cruel manque de réflexions sur de nombreux thèmes (politiques et économiques), et de la sous-estimation de la gravité de la situation économique du pays à leur arrivée au pouvoir. Celui qui a appartenu au parti socialiste dès son plus jeune âge a désormais tourné la page et voit dans LREM l’incarnation des idées progressistes (notamment sur la sécurité et la laÏcité) qu’il prônait déjà au début des années 2000, mais qu’il a été incapable de mettre en place une fois au pouvoir. Celui qui estime que le pouvoir l’a endurci, notamment suites aux nombreux attentats terroristes que le pays a connu lorsqu’il était aux responsabilités, a également fait part de son inquiétude concernant le retour de Syrie des Français radicalisés.
Manuel Valls est aussi revenu sur ses échecs en 2017, qui ne l’ont pas dissuadé de continuer en politique, contrairement à beaucoup de ses anciens ministres reconvertis dans le privé. Souhaitant peser dans le débat démocratique, il ne s’est pas caché de son ambition présidentielle: « Après avoir été député, maire, ministre (…), mon destin, c’est mon destin présidentiel ».

Manuel Valls aux Mardis de l'ESSEC le 27/02/2018

« L’optimisme c’est la lucidité, et l’optimisme, c’est la force de Macron. »

Manuel Valls

Député de l'Essonne, ancien Premier Ministre

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