LA RÉVOLUTION DIGITALE

Description du débat
Invités :
Nicolas Sekkaki – Président d’IBM France

Gilles Babinet – Serial entrepreneur et Digital Champion de la France auprès de la Commission Européenne

Nathalie Beaudemoulin – Coordinatrice du pôle Fintech Innovation à la Banque de France

Exceptionnellement, ce débat avait lieu lundi 9 janvier 2017, à la Défense dans les locaux de notre partenaire, le cabinet d’audit et de conseil Mazars, à la Tour Exaltis, au 61 rue Henri Régnault, 92400 Courbevoie.

Les Mardis de l’ESSEC reçoivent trois personnalités pour un échange placé sous le signe de la révolution numérique.

La révolution digitale : révolution industrielle ou politique ?

La révolution laissera-t-elle place à la Terreur ?

Qui dit révolution dit-il aussi armée (digitale) ?

Fintech et French Touch : vers une nouvelle révolution française ?

 

Les invités

Nicolas Sekkaki, Président d’IBM France

Gilles Babinet, Serial entrepreneur et Digital Champion à l’UE

Nathalie Baudemoulin, Coordinatrice du pôle Fintech Innovation à la Banque de France

 Ils ne sont pas de la génération Y mais surfent déjà avec bien plus d’habileté sur la vague du numérique qu’un simple usager d’Uber. Ce soir, le numérique se fait transparent.

 Au centre, le « digital champion » de la France à la Commission Européenne : j’ai nommé Gilles Babinet, responsable des enjeux de l’économie numérique et chargé de promouvoir les avantages d’une société numérique, promotion qu’il a accomplie à travers son propre parcours puisque cet entrepreneur dynamique a fondé pas moins de neuf sociétés dont Captain Dash, spécialisée dans l’analyse du Big Data. Ce Franklin Roosevelt des temps modernes a créé le « buzz » en publiant son rapport Pour un ‘New Deal’ numérique dans lequel il critique la Commission Nationale de l’informatique et des libertés qui privilégie la sécurité au détriment de l’innovation.

 Et c’est bien à l’innovation qu’est confronté aujourd’hui Nicolas Sekkaki, à ma gauche, patron d’IBM France : présent depuis 1991 dans l’entreprise, mise à part une courte absence chez SAP de 2010 à 2012, cet ingénieur a su compenser le déclin des activités historiques de l’entreprise au profit de métiers nouveaux, dans la mesure où il souligne la nécessité de relier la structure existante des entreprises au numérique, afin que les deux systèmes ne fassent plus qu’un. Lui qui affirme que, s’il était un hashtag, il serait #digitaltransformation, il a su développer le cognitif et le Cloud, dans le but d’en faire 50% des revenus d’IBM d’ici 2020, dont les apports sont essentiels dans tous les domaines, que ce soit les transports, la santé ou la banque.

 Justement, la banque sera représentée par Nathalie Beaudemoulin, à ma droite : dans le secteur financier depuis toujours, c’est dans l’Autorité administrative indépendante adossée à la Banque de France (ACPR) que cette dernière va introduire la transformation numérique puisqu’elle est coordinatrice du Pôle Fintech Innovation depuis 2016. Ce pôle dédié à l’accueil des Fintech et à l’analyse de l’impact des innovations sur les activités bancaires promeut ainsi une nouvelle façon de faire de la banque, tout en numérique. En attendant que le numérique transforme le monde, nos trois invités vont tenter de transformer votre vision du numérique.

Résumé du débat

(Digital) Transformers

 « Le monde qui vient est un monde dans lequel là où vos parents ont connu une ou deux ruptures fondamentales, vous allez en connaître quinze-vingt » : un frémissement parcourt la salle à cette annonce de Nicolas Sekkaki.

 C’est à travers un débat passionnant que Nicolas Sekkaki, Gilles Babinet et Nathalie Beaudemoulin ont transformé notre vision du numérique : parler du numérique ce n’est pas seulement comparer les mérites du dernier IPhone avec les p récédents. Gilles Babinet le souligne dès le début : la notion de digital – qui vient du latin et non de l’anglais – amène la notion d’humain. En effet, nos trois intervenants ont tout d’abord dessiné les contours de cette transformation qui va amener une révolution dans les usages et un changement de business model, du fait de l’importance nouvelle prise par les données notamment. Le monde globalisé dans lequel nous vivons exige désormais une formation permanente, qui se fait le plus souvent sur le tas. La vitesse de ces mutations permanentes semble remettre en cause l’action des pouvoirs publics qui ont pris conscience néanmoins de cette transformation, autant au niveau national qu’européen.

 Cependant la résistance au changement reste très forte, résistance nourrie par la peur d’être remplacé par les machines comme Watson. Mais nos invités ont su rassurer le public grâce au petit jeu des Mardis : l’enjeu reste avant tout de faire une société solidaire avec ces technologies et l’un des principaux prospects est l’éducation financière du public, mission de la Banque de France aujourd’hui comme l’a rappelé Nathalie Beaudemoulin, mais aussi plus généralement l’éducation numérique.

 Si cette dernière reste encore sommaire, c’est en tout cas plus informés que nous sommes sortis de la tour Mazars !

La révolution digitale aux Mardis de l'ESSEC le 09 janvier 2017

NOS PARTENAIRES

Mazars est une organisation internationale, intégrée et indépendante spécialisée dans l’audit, le conseil ainsi que les services comptables, fiscaux et juridiques. En savoir plus

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