FRÉDÉRIC BEIGBEDER

Description du débat

Le mardi 13 juin 2017, Les Mardis de l’ESSEC recevaient Frédéric Beigbeder, écrivain, critique littéraire et réalisateur.

Le cynisme est-il un humanisme ?

Écrire ou sortir, faut-il choisir ?

L’amour dure-t-il vraiment trois ans ?

Comment être romantique à notre époque ?

Le bourgeois rebelle est-il le nouveau bobo ?

Quelles sont les meilleures boîtes de Paris ?

L'invité

Étudiant aux lycées Montaigne et Louis-le-Grand puis diplômé du Master Affaires Publiques de Sciences Po, le jeune Frédéric Beigbeder avait tout pour devenir le parfait technocrate aspirant homme politique. A l’inverse, il préféra les rassembler dans le Caca’s club – Club des analphabètes cons mais attachants, dont fit partie un certain Jean-François Copé – pour entamer son œuvre particulière.

Il débuta alors sa carrière dans la publicité qu’il tourna bientôt en satire dans 99 francs, qu’il écrivit dit-il « pour s’en faire virer ». C’est d’ailleurs dans l’écriture qu’il s’investit en parallèle, devenant romancier dès 1990 à l’âge de vingt-cinq ans, puis essayiste, il créa le Prix de Flore en 1994 et devint même éditeur chez Flammarion en 2003. Goût de trop peu certainement, puisqu’il décida d’aller refaire un tour dans les médias en devenant chroniqueur pour des magazines tels que VSD, Voici ou encore GQ, et en créant les revues littéraires NRV puis Bordel.

C’est une patrouille de police qui en 2008 retrouva le véritable Beigbeder, penché sur le capot d’une voiture accompagné d’un rail de coke. Dès lors, à lui la télévision, le cinéma – il réalise L’amour dure trois ans puis L’Idéal -, et la radio. Notre invité aimant la lumière, il en profite finalement pour s’engager pour des causes nobles : signataire du Manifeste des 343 salauds pour défendre le droit d’« aller aux putes », il reprend surtout la direction du magazine Lui afin de se faire porte-parole de l’anti-féminisme « branché » ; tout un programme…

Résumé du débat

Frédéric Beigbeder, A l’ombre des jeunes filles du Flore

Lorsque les Mardis invitent Frédéric Beigbeder, on ne peut qu’être déçu. On s’attend à entendre la longue litanie des conquêtes féminines du jet‐setter, avoir une estimation chiffrée du poids de « sucre » consommé par l’auteur, ou au moins un classement des boîtes parisiennes les plus en vogue. Rien de tout cela, quelle tristesse ! Mais rien de tout cela, quelle richesse ! Nous avons parlé littérature, culture, rapport à l’auteur, schizophrénie de celui‐ci avec son personnage, finalement nous avons parlé écriture. On voit se révéler un homme aux milles métiers dont on s’effraye qu’il puisse ne s’accomplir dans aucun, mais qui finalement trouve la feuille blanche comme point d’appui commun à ces hyper‐activités. Avec tout de même le handicap de ne pas savoir dessiner. On découvre l’attachement de notre invité à Salinger, qui vivait caché sans jamais accorder d’interview aux journalistes, et son admiration pour celui qui vécut dans ce qu’il lui manque peut‐être le plus : le silence. On obtient aussi une réflexion assez dure, en forme de miroir, sur la génération germanopratine qui l’a vu naître : des intellectuels (chacun jugera de la pertinence du mot) qui avait pris la décision de ricaner de tout et surtout de la politique, mais qui ne se sont jamais engagés et qui ne régneront jamais, une génération « Princes Charles » qui s’est réveillée lorsque Macron l’a doublée.

Aujourd’hui Frédéric Beigbeder a absorbé le personnage qu’il a lui‐même créé, Docteur Jekyll a épousé Mr. Hyde et le serial‐teufeur est devenu l’argument marketing du serial‐writer. Il nous parle du retour à la terre et de l’existence saine, loin de Paris et de ses excès, il nous parle de bien d’autre chose mais pour cela… Rendez‐vous sur notre page YouTube.

En attendant, top trois des meilleures punchlines du débat:

  1. Je m’attendais à ce que vous me mettiez des pâtes dans le slip.
  2. Le Gin Tonic a une vertu, c’est qu’il est frais… Et qu’il défonce très rapidement.
  3. François Fillon c’est une bouteille de grand cru classée mais bouchonnée

Frédéric Beigbeder aux Mardis de l'ESSEC le 13 juin 2017

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