BRUNO LE MAIRE

Description du débat
Le mercredi 21 novembre à 19H, Les Mardis de l’ESSEC ont reçu Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie et des Finances, dans le Grand Amphithéâtre de l’ESSEC, à Cergy. Bruno l’amer, ministre à vie ? L’intelligence est-elle toujours un obstacle pour réussir en politique ? De la littérature érotique à Bercy, n’y a-t-il qu’un pas ? Suppression de l’ISF, code du travail, désindexation de minima sociaux : Le Maire tape dur ? Face à Le Maire, c’est la droite qui résiste ? Anti-macroniste de la première heure et en même temps ministre ?
L'invité
Commencer cette courte biographie de façon chronologique reviendrait à ressortir la rengaine « Auteuil, Neuilly, Passy » de l’élève excellent au parcours modèle qui ferait rêver plus d’un parent. Mais ce serait oublier la complexité de cet être qui, telle Yvonne De Gaulle, marche toujours dans l’ombre des grands hommes. Ceux de la littérature d’abord, en prépa, puis de la politique : après l’IEP de Paris et l’ENA, Bruno Le Maire suit fidèlement Dominique de Villepin en tant que conseiller aux affaires étrangères d’abord, puis à l’Intérieur. Homme de l’ombre, il fuit pour un temps le glamour parisien et brigue, avec succès, la première circonscription de l’Eure en 2007. Homme de plume, voilà Bruno Le Maire adoubé homme de la terre et assez armé apparemment pour devenir en 2009 ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la pêche : des nourritures spirituelles aux nourritures terrestres, il n’y a qu’un pas. Et la licence d’allemand serait un atout dans le cadre des discussions européennes. Tout est bon dans le cochon. Alors qu’il est réélu député en 2012, Bruno Le Maire démissionne du corps des conseillers aux affaires étrangères, protestant ainsi contre le cumul des mandats : notre Icare serait-il attiré par le soleil ? Ce geste pieux ne lui permet pas cependant d’obtenir assez de parrainages pour prétendre à la présidence de l’UMP : l’(h)eure n’est pas encore venue, il lui faut se contenter de l’ombre de François Fillon. Mais ce sombre costume devient un peu lourd après la mise en examen de ce dernier. Comme Barbara qui chantait « J’irai me réchauffer à un autre soleil », Bruno Le Maire choisit Emmanuel Macron, après la divine surprise de son élection. Ses efforts n’auront pas été vains : ce choix judicieux est récompensé par le ministère de l’Économie et des Finances. Décidément, aucun poste ne lui échappe. Enfin presque. Des affaires étrangères aux finances, en passant par l’agriculture, l’itinéraire d’une ascension, ou d’une simple errance dans les Enfers ?
Résumé du débat
Le 21 novembre dernier, les Mardis de l’ESSEC recevaient Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances. Cinq ans après son dernier passage dans les fauteuils rouges, le doublement défait à la présidence de l’UMP a souhaité revenir au début de cette soirée sur ses nombreux engagements concernant la fiscalité. En figure de proue, la loi PACTE. Celle-ci vise la relance de la croissance économique en s’appuyant sur une politique d’offre. Un plan « incitatif », attachant un point d’honneur à la prise en compte des problématiques de responsabilités sociétales. Mêlant envolées lyriques et constats factuels, notre invité au chauvinisme zélé n’a pas laissé l’auditoire indifférent notamment lorsqu’il s’est employé à bousculer les mentalités sur le manque de souveraineté technologique de l’Europe et de la France. Au-delà des discours graves, Bruno Le Maire n’est pas en reste de piques humoristiques bien placées. Entre deux constats alarmants sur les finances publiques, il n’hésite pas à se jouer des personnalités qui, tout comme lui, sont de fervents fournisseurs de citations dignes du premier prix de l’humour politique. Les prises de positions du ministre -tant sociétales qu’économiques- jugées à l’aune de son parcours politique lui ont valu de devoir fournir des explications sur son rapport à la macronie et sur sa perception de l’avenir de la droite. Sans tergiverser, Bruno Le Maire a réaffirmé que pour lui le clivage gauche/droite était aujourd’hui bel et bien mort. Ayant tiré les leçons de ses déboires politiques, Bruno Le Maire plaida la vertu salutaire de l’échec, moteur selon lui des véritables réussites. Ainsi, il conclut son intervention par une ode à la liberté dont il semble vouloir croire qu’elle finira par le mener sous les plus beaux ors de la République : « Soyez infiniment libre, et croyez-moi si vous l’êtes, vous serez infiniment heureux ».

Bruno Le Maire aux Mardis de l'ESSEC le 21 novembre 2019

« Soyez libres, mais pas à moitié, pas à 10%, pas à 15%, mais à 1000%. » Bruno Le Maire

Ministre de l'Économie et des Finances

NOS PARTENAIRES

Mazars est une organisation internationale, intégrée et indépendante spécialisée dans l’audit, le conseil ainsi que les services comptables, fiscaux et juridiques. En savoir plus
weave, un cabinet de conseil qui se pose en agitateur depuis 2001. Spécialiste du conseil en stratégie opérationnelle, weave offre un angle de vue décalé à ses clients et préconise des solutions en rupture. En savoir plus
Créée en 1989 par Philippe Journo, la Compagnie de Phalsbourg, promoteur, développeur, constructeur et gestionnaire immobilier, est aujourd’hui un des acteurs majeurs du marché de l’immobilier commercial en France. En savoir plus